Inscrivez votre recherche

Hommes d’affaires

J’ai connu Monsieur Maxime Lacroix en travaillant sur un projet commun et nous avions eu à gérer plusieurs imprévus et j’ai adoré collaborer avec lui. Il est d’un professionnalisme incontestable et aussi courtois, honnête et toujours consciencieux. Il estime grandement ses employés et accorde de l’importance à tous ses collaborateurs.

Son entreprise, Zone Enseignes + Éclairage, avait attiré mon attention sur le web, par son branding tout d’abord et par son histoire de famille. Et oui, chez les Lacroix c’est de père en fils qu’ils carburent à l’entreprenariat. C’est ainsi que je l’ai invité à soumissionner sur un de mes projets. Depuis, nous avons su bâtir une relation d’affaires basée sur le long terme. J’estime grandement cet entrepreneur, car il a su faire différemment afin d’obtenir des objectifs différents.

Il y a moins d’un, il a fait l’acquisition d’une autre entreprise Arts et Lettres et il passa de [email protected] employés à 20 dont plusieurs avaient plus de 15 années d’ancienneté. Il devait unir ses deux équipes à une vision, à un plan de production, bâtir son usine de production tout en gardant le cap. Comment cela a pu se faire? Il m’a répondu d’un ton calme et très rassurant :

Rester focus, discipliné, ultra structuré et déterminé 

Maxime Lacroix, président Zone Enseignes + Éclairages. Entrepreneur

Le déménagement a entrainé énormément de frais et au même moment, dû aux élections municipales, l’urbanisme a pris plus de 3 mois de retard sur la remise d’obtention de permis et d’acceptation de projets d’enseignes. En plus de jumeler deux équipes dans un même environnement, il devait roder sa production et son équipe. Le défi, en croissance, est de garder le cap car plusieurs obstacles surgissent sur notre chemin. Investir partout et rester fort au sein de son entreprise, c’est chose impossible. 

La fierté de mon père 

Quand mon père est venu à l’usine et qu’il a vu travailler nos machines qui ne prenaient que quelques heures, ce que pour lui, pouvait prendre une semaine de travail; il est demeuré immobile et silencieux devant une des machines pendant un long moment. Je voyais la fierté dans les yeux de mon père!

Quel est votre représentation d’être en affaires?

Pour moi les affaires, c’est une aventure! J’ai cessé le cégep, car je faisais perdre le temps de mes collègues et à moi-même également. J’ai donc débuté comme courtier immobilier. Rapidement, mon père est venu me chercher afin d’aller faire de la représentation pour lui.

Quels sont les valeurs que Maxime Lacroix, en tant que relève, a apporté au sein de l’entreprise qui est devenu chez Zone Enseigne + Éclairage sa philosophie d’entreprise?

La proactivité, l’autonomie, toujours en mode solution, la constance, la discipline, être au-devant, le respect de mes engagements, l’honnêteté, la concrétisation. Mes employés croient en moi, car ils sentent que je suis solide.

Est-ce que ceci vous a toujours paru comme une évidence d’être en affaires?

Oui, tellement!

De l’entreprise Gérard Néon, fondée en 1963, au virage technologique comment l’avez-vous géré?

Le nom de l’entreprise ne reflétait pas ce qu’elle était. Pour le bien de l’entreprise, on devait refaire le branding. Néon sonnait technologie d’autrefois et Gérard passait pour une petite entreprise.

La perception des gens et de la clientèle a changé totalement du jour au lendemain avec le nouveau branding et le nom d’entreprise. Ce qui est drôle, c’est que nous sommes les mêmes personnes, le même produit et la même expertise. Nous nous étions positionnés dans la tête du consommateur.

Le premier grand défi a été?

Défi financier, nous n’avons eu aucune aide, les fournisseurs ne te font pas crédit, c’est un cercle vicieux. Dans les faits, c’était un startup de [email protected], je me suis dit: « on fait des ventes et on verra ». Je réinvestissais aussitôt dans l’entreprise. Je m’autofinancais, j’avais même pris un mini-entrepôt pour mon matériel. Du démarchage pur et dur, mais avec une expertise déjà en poche grâce à mon père. C’est en 2014 qu’à eu lieu le changement de branding et j’ai changé toute mon équipe aussi.

Comment abordiez-vous la croissance de votre entreprise?

De [email protected]
Mon père étant présent comme mentor et j’avais toujours un projet et une vision sur 5 ans. Maintenant, ce sont les gens qui viennent à ma porte et veulent s’associer avec nous. C’est tout un revirement de situation.

Comment avez-vous géré la croissance et les opportunités d’affaires?

L’analyse des risques, faire des petits pas et de ne pas être essoufflé, être un marathonien et non un sprinter, évaluer sur le nombre de km faits et non le sprint gagné. De cette façon, nous connaissons une d’augmentation de 25% par année.

Mais le plus grand défi se sont les RH et l’embauche de bons candidats.

Avez-vous eu des moments où vous sentiez que le marché était au ralenti et qu’avez-vous fait pour contrer cette situation?

Oui, absolument. Nous avons changé le branding, il fallait se démarquer de nos compétiteurs.

Comment gérez-vous votre propre image de marque et qu’elle est votre stratégie de vous promouvoir? Partenariat, commanditaire, association stratégique, web, Facebook…

Le site web et le b2b, les uniformes et notre présentation de haute qualité de nos outils marketing nous aident à nous démarquer.

Votre plus belle réalisation ou fierté?

Jumeler une acquisition d’usine et chapeauter la construction d’une nouvelle usine.

Quel est votre vision de gestion d’entreprise avec les nouveaux défis à venir?

Engager du personnel, les RH, les RH, les RH pour mieux gérer la croissance.

Recommenceriez-vous?

Oui vraiment, quand tu es dedans c’est difficile mais tellement stimulant. Juste pour le partage des entrepreneurs qui nous confient leur histoire, l’enseigne c’est leur fierté pour des propriétaires d’entreprise, pour plusieurs, tout part de là!

Vous vous rappelez de cette annonce qui disait : « Moi quand je serais grande je serais comme mon papa! » Moi j’aimerais vous dire que : « Que moi quand je serais grande je voudrais être aussi forte que Maxime Lacroix! »

Katy Lafleur

La KOT web mag

LaKot Web Mag pour les entrepreneurs